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29 Juillet 2010
Le magazine des masseurs-kinésithérapeutes, physio-thérapeutes, ostéopathes |
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Faire respirer nos patientsTout praticien est confronté quotidiennement à ce problème : « respirez par le ventre » ou bien « expirez ». Et bien sûr, le résultat est souvent décevant. Les patients, comme nous sûrement, ne savent pas respirer ou plutôt ne savent pas guider ou contrôler leur respiration.
Pourtant nous avons besoin de cette participation active de nos patients pour beaucoup de nos techniques thérapeutiques. De plus, on connaît les effets sur le stress, les tensions, l’anxiété, la fatigue, des exercices respiratoires. Le praticien est donc logiquement frustré de ne pas faire bénéficier de ce merveilleux outil à ses patients.
Afin de convaincre ceux qui pensent que les exercices respiratoires ne sont pas indispensables dans notre pratique quotidienne, nous vous proposons de relire les effets de la respiration sur l’acidité du sang et donc l’état musculaire et général. Enfin, nous pensons qu’il est peu-être utile de passer une ou deux séances à apprendre des méthodes respiratoires à nos patients. Vous trouverez donc dans nos prochains numéros différentes techniques de respiration que vous pourrez proposer à vos patients en fonction de leurs pathologies. LA RESPIRATION ET L'ACIDITÉ DU SANG: Le pH normal du sang humain se situe à 7,35 ; c'est à dire très légèrement alcalin (la neutralité est à 7). Son amplitude de variation est relativement faible : de 7,28 à 7,42. Lorsque ce pH est à sa normalité, l'hypothalamus (dont le rôle est important dans la régulation émotionnelle) est approvisionné par un sang qui favorise ses possibilités normales de réaction. Il engendrera une décharge immédiate consécutive à la charge d'une émotion. Cette réponse appropriée de l'évacuation émotionnelle se déroule dans un temps raisonnable. Lorsque le pH glisse de 7,35 vers 7,28, le sang devient légèrement moins alcalin que la normale. Dans ce cas, le sang inhibe les réactions hypothalamiques et les décharges émotionnelles s'effectuent plus lentement, jusqu'au blocage. En situation inverse, le sang devient plus alcalin et l'activité hypothalamique est suractivée. Il se produit alors des déblocages émotionnels accentués. Ainsi, le pH sanguin apparaît-il comme un régulateur de la vie émotionnelle. Or, si l'alimentation détermine en partie ce taux d'alcalinité, l'oxygénation l'influence elle aussi. Lors d'un effort physique, l'organisme se met en dette d'oxygène, état qui se traduit par une diminution du pH sanguin, du fait de la création en abondance de l'acide carbonique cellulaire. Cette minoration du pH sanguin déclenche des ordres hypothalamiques qui vont, en dehors de toute décision consciente, amplifier notre respiration. C'est par ce biais qu'une activité physique intense déclenche une respiration plus intense. Les tensions musculaires sont elles aussi liées au pH sanguin. Elles apparaissent au fur et à mesure que le sang tend vers l'acidité. Les sportifs savent qu'un excès d'acide lactique dû à un effort prolongé va entraîner des crampes musculaires. De la même manière, au quotidien, une mauvaise oxygénation, conséquente à une respiration insuffisante, engendre des tensions musculaires. Ces tensions peuvent contribuer aux douleurs de toutes sortes, en contraignant les mouvements, en écrasant les vertèbres et les articulations, en provocant des spasmes, etc. On comprend qu'une respiration normale et complète, en plus de favoriser la digestion et l'élimination comme on l'a vu, régule l'ensemble du tonus musculaire qui influence, à son tour, l'attitude corporelle et donc, notre confiance, notre voix, notre capacité d'action... et bien d'autres choses encore. Exercices respiratoires : A. 1. Prenez conscience de ce que vous ressentez, de la tension ou raideur musculaire. 2. Inspirez profondément en amenant l'air jusqu'au fond de l'abdomen. 3. Expirez lentement et savourez la sensation de détente en vous disant :'Tout est doux et calme.' 4. Répétez ces trois étapes plusieurs fois, jusqu'à ce que vous vous sentiez détendu. B. 1. Prenez une grande respiration. 2. Expirez complètement. 3. Respirez de nouveau à fond en comptant mentalement de un à quatre. 4. Puis expirez en comptant mentalement de un à huit. 5. Répétez cet exercice plusieurs fois, jusqu'à ce que vous vous sentiez détendu. C. 1. Prenez une grande respiration en vous aidant de vos muscles abdominaux. Essayez d'imaginer que vos pouvons sont divisés en trois parties. 2. En vous aidant uniquement de vos muscles abdominaux pour inspirer, essayez de vous imaginer que la partie inférieure de vos poumons se remplit d'air. Pendant cet exercice, le mouvement de votre poitrine devrait rester relativement imperceptible. 3. Laissez votre cage thoracique se soulever légèrement en imaginant que la partie du milieu de vos poumons prend du volume. 4. Laissez vos épaules se soulever légèrement et retomber doucement et imaginez que la partie supérieure de vos poumons se remplit. 5. Expirez complètement et sans faire d'effort. Sentez vos épaules se détendre et la partie supérieure de vos poumons se vider. Sentez votre cage thoracique se décontracter tandis que l'air est expulsé de la partie du milieu de vos poumons. Maintenant vos muscles abdominaux se décontractent et l'air s'échappe de la partie supérieure de vos poumons. 6. Répétez cet exercice plusieurs fois, jusqu'à ce que vous vous sentiez détendu. Vendredi 9 Février 2007
Physio Mag
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